Ces derniers mois ont été productifs à l’atelier avec le lancement des blocs-notes rechargeables 🌟 L’idée derrière ce produit était simple, créer un bloc-notes conçu pour être rempli, puis rechargé et durer dans le temps.
Mais entre l’idée de départ et l’objet final, il y a eu un peu (beaucoup) de détours. On avait donc envie de profiter de cette lettre d’information pour vous raconter les coulisses de fabrication de ce nouveau produit !
Une amélioration de la première version du bloc-notes
Lors de la première version de ce produit, il y a environ quatre ans (le temps passe vite 🙃), nous avions réalisé un bloc-notes similaire mais entièrement collé. Cette démarche nous semblait pertinente à ce moment-là, car nous utilisions des feuilles issues d’erreurs d’impression pour leur donner une seconde vie.
Mais une fois le bloc-notes terminé, tout était jeté, y compris son étui. Nous avions réussi à réutiliser du papier, sans prolonger la durée de vie de l’objet.
Pour rendre l’objet vraiment durable, nous avons ainsi choisi de passer aux vis à relier, une solution simple, mais c’est là que le défi a commencé, au moment de trouver les bons fournisseurs...

Un petit composant, mais un grand point de blocage
Nous pensions trouver facilement des vis à relier fabriquées en France ou en Europe. Les entreprises capables de produire ce type de pièces existent encore, mais travaillent aujourd’hui principalement pour l’industrie et le luxe, avec des quantités minimales et des coûts difficiles à tenir pour un petit atelier comme le nôtre.
Nous avions même trouvé un fournisseur français il y a quelques années. Mais les devis récents ont changé la donne, avec des prix multipliés par six. Les autres entreprises que nous avons contacté aboutissaient au même prix : des coûts élevés à cause de l'énergieet des matériaux, ainsi que des commandes de plusieurs milliers de vis, impliquant un investissement trop important.
Il a donc fallu choisir des vis fabriquées en Chine via un fournisseur allemand. Ce n’est pas la solution idéale, on est d'accord, mais elle permet aujourd’hui au bloc-notes de voir le jour. Une solution imparfaite qui nous permet cependant d'avancer et savoir qu'il faudra améliorer ce point pour les prochaines éditions du produit.

Un objet simple qui demande beaucoup de travail
Une fois les vis trouvées, il restait encore à fabriquer le bloc-notes. À première vue, l'objet semble assez simple : un bloc de feuilles, un étui en carton et deux vis de reliure. Mais en réalité, sa fabrication demande de nombreuses opérations.
Chaque étui doit être découpé, rainé (pour préparer les plis), puis percé afin de permettre le passage des vis. Des étapes relativement simples prises individuellement, mais qui, mises bout à bout, prennent beaucoup de temps…beaucoup trop de temps 😅
Cette première série nous a d'ailleurs demandé plus de temps que prévu. L'une des pistes serait d'utiliser une forme de découpe sur mesure, un outil couramment employé dans la fabrication d'emballages. Sous l'effet d'une presse, celle-ci permettrait de réaliser en une seule opération la découpe, le rainage et le perçage des étuis.

Avancer avec ce qui est possible
Reste maintenant à savoir si ce nouveau bloc-notes trouvera son public❣️ Si c'est le cas, nous pourrons continuer à faire évoluer nos outils pour rendre sa fabrication plus simple.
Dans cette démarche, nous sommes inspirés notamment par la marque de vêtements française Loom, qui met en avant cette logique d’amélioration continue. Chaque ré-édition d'un vêtement est l’occasion de corriger les erreurs. D’ailleurs, on peut vous conseiller ce podcast avec Julia Faure, la co-créatrice de Loom et engagée pour une mode éthique, qui aborde ces sujets de fournisseurs et d’amélioration des produits :
🎧 Podcast - Étude de cas Loom - avec Julia Faure 🎧
On a la chance de voir que les premiers blocs-notes ont déjà trouvé preneur·euses, merci à vous ✨ On espère qu’en les utilisant, vous aurez maintenant une petite pensée pour nos petites mains qui les ont fabriqués 🤭